Presse 4 _ Olivier Mosset

18 Oct MONOCRIME TOO – Olivier Mosset, Joseph Marioni, Joshua Smith, Marc Angeli

Du 06-10-2018 au 18-11-2018

VERNISSAGE: 3-11-2018 5pm > 8pm

La Galerie Albert Baronian / Yoko Uhoda a le plaisir de présenter Monocrime too, une exposition de groupe des œuvres de Joseph Marioni, Olivier Mosset, Joshua Smith et Marc Angeli.

Cette exposition réunit des artistes de différentes générations et aux différents parcours, chacun recourant au monochrome pour diverses raisons.

Ces cinq dernières années, la pratique de Joshua Smith a exclusivement consisté en petites toiles monochromes. En apparence sans prétention, son œuvre a cherché à privilégier une « expérience de vue ». Dès 2014, Smith entame un nouvel ensemble de toiles, introduisant un nouveau degré d’abstraction dans ses œuvres, et à une échelle qui dramatise la « physicalité » tant des objets que des spectateurs qui les voient. Ses nouvelles formes uniques et linéaires semblent danser sur les murs auxquels elles sont suspendues. L’artiste rejette informellement la pratique courante qui consiste à dramatiser le travail de création artistique en affirmant, au contraire, que tant les artistes que les spectateurs devraient attendre plus de l’art.

Des peintres vivants les plus éminents et radicaux, Olivier Mosset a une influence majeure sur des générations d’artistes. De ses premières œuvres avec le groupe parisien B.M.P.T. à son travail actuel en incluant toutes ses créations intermédiaires (ses cercles iconiques, ses monochromes, ses œuvres néo-géo et plus), sa pratique met en lumière la dimension politique de l’abstraction et les limites réciproques de ce qu’elle permet d’accomplir. Conceptuelle et comique, rigoureuse et informelle, sa pratique est marquée par une indifférence engagée.

Les peintures de Joseph Marioni ne sont les véhicules d’aucune attitude idéologique ou théorique. Au contraire, il s’agit de peintures concrètes, puissantes, soulignant l’utilisation que fait l’artiste de la couleur et de la lumière. Pour lui, le monochrome est précisément la peinture d’une seule couleur. Mais une telle description minimale pourrait ébranler la complexité de son processus et la richesse de ses résultats. Tout au long du processus qui consiste à appliquer des couches distinctes d’acrylique, la toile est maintenue droite afin que le pigment liquide coule vers le bas des œuvres. Les nombreuses couches de peinture éclatante donnent aux œuvres une luminescence et une présence qui ne peut simplement être vécue qu’en personne.

Marc Angeli interroge dans son œuvre les conditions de la peinture en tant que processus. Suivant une procédure de longue haleine, il « traite » au moyen de différents matériaux ses supports de peinture qui sont toujours des objets trouvés en bois. Le bois ne détermine pas seulement le tableau par sa matérialité particulière, à savoir sa couleur, sa consistance et son épaisseur. La destination d’origine, qu’il s’agisse par exemple d’un tonneau de chêne teinté pour être foncé ou bien d’une partie de panneau, influence fortement l’apparence des différents travaux.

Pour réaliser ses peintures, l’artiste utilise depuis le milieu des années 1980 des poutres en bois, mais aussi d’autres matériaux naturels comme la colle de lapin, l’huile, le vin rouge ou encore le lait et enfin des pigments. Chaque image repose sur une proportion de mélange unique et non reproductible qui détermine aussi bien la couleur que la consistance des couches.

Dans les peintures d’Angeli s’ouvrent la visibilité de la réalité du matériau et son traitement, à égalité avec la réalité esthétique de l’image perçue différemment selon l’observateur.

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