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04 Mar Djos Janssens – E L G U E VA I U Q E C R I O V

Du 17-03-2017 au 16-04-2017

VERNISSAGE: 16-03-2017 18h>21h

La Yoko Uhoda Gallery – Liège a le plaisir d’inviter l’artiste Djos Janssens à investir le deuxième étage de la galerie.

 

 

Artist statement 

 

En tant qu’artiste conceptuel et contextuel, j’ai choisi de privilégier trois éléments qui se retrouvent dans toutes mes créations, guidant et caractérisant ma démarche et mon travail : la couleur, le texte et le contexte.

 

La couleur (qui est lumière, au sens propre, en tant qu’onde de fréquence précise, et au sens figuré, quand elle éclaire, illumine) et le texte – généralement des phrases polysémiques – se confrontent, s’opposent, se marient…

La relation entre ces deux composantes fait surgir des interrogations, des réflexions, des ponctuations critiques, des glissements et des superpositions de sens.

Pour ce qui est du contexte, je m’interroge quotidiennement sur mon environnement et sur les sociétés qui nous englobent et celles qui nous entourent, avec leurs contradictions et leurs leurres : mon travail est donc avant tout dirigé vers une pensée plastique où forme et fond sont d’abord pensés et analysés pour se confronter et se répondre, sur tous les supports et dans toutes les circonstances possibles.

 

Je travaille essentiellement sur la perception, et sur les différences de perception,  entre la « façade » (l’aspect superficiel) et la profondeur des choses et des êtres qui nous entourent ; et le résultat de ma réflexion et de mon travail peut prendre différentes formes allant de la toile à l’installation.

 

Dans le cas présent de la toile, de la peinture, je m’interroge sur l’image via l’environnement, la société qui nous encerclent, au travers précisément de cette perception qui fait exister une image donnée, et lui fait prendre sens, dans un contexte donné. Il s’agit pour moi de troubler les codes classiques de la société de consommation, ébranler les images convenues et les stéréotypes.

Il m’arrive régulièrement de réaliser, dans un contexte donné, dûment balisé, des photos, des instantanés, de manière intuitive, en les saisissant souvent rapidement. Il me faut alors ensuite analyser les images ainsi créées pour faire surgir la pensée, la réflexion et lui donner, un champ, au moyen de la peinture, à travers une confrontation des « temps » respectifs de ces deux médiums. Entre l’image capturée puis imprimée et la peinture, le temps, récurrent, intermittent, va en effet connaître des variations : à la vitesse à laquelle est prise la photo va s’opposer une lenteur propre à l’exécution de la peinture. La vitesse des événements, des informations, sera tempérée par l’analyse de leur apparition. Ma réflexion et mon geste feront, volontairement, simultanément référence à ces deux pôles : l’apparence, la surface de l’image imprimée ; et la profondeur, l’épaisseur de la peinture.

L’intervention – le geste pictural – pourra se fondre dans l’image imprimée, médiatique, voire se confondre avec elle, jusqu’à troubler le regard du spectateur, qui ne pourra plus déterminer avec certitude où se situent les frontières entre les deux médiums. Mais l’intervention – le geste pictural – pourra, tout aussi bien, être totalement et clairement affirmée pour proposer au spectateur une réflexion, ou une confusion, une incertitude d’un autre type… née de / dans son regard sur l’œuvre.

Dans les deux cas, et en toutes circonstances, je vais donc chercher à faire naître un dialogue, le plus intéressant possible selon mes critères, entre la photographie que j’ai prise (l’image imprimée) et mon intervention picturale pour susciter et orienter une réflexion chez le spectateur, réflexion qui ne sera jamais simple car je la veux précisément riche, articulée, complexe, sinon proche d’un désarroi fécond.

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