yoko

22 Avr Available for Reference

Du 29-04-2016 au 29-05-2016

VERNISSAGE: 28-04-2016 18H > 21H

À liège, l’adresse est déjà bien connue des amateurs d’art : il s’agit de la Yoko Uhoda Gallery. Yoko y fait découvrir ses coups de cœur, ses choix de jeune femme avisée et formée à bonne école, entre son parrain Stéphan et son père Georges, tous deux grands amateurs d’Art et collectionneurs.
Mais pour l’heure, Yoko offre ses cimaises à son père : Georges Uhoda.
Chez Georges Uhoda, l’art n’est pas qu’affaire d’esthétisme : le cœur parle aussi. Pour lui, son choix artistique exprime d’abord l’histoire d’une rencontre avec les artistes qui a un moment de leur vie se sont trouvés en contact et ont échangé avec lui. Ce sera « la spécificité » de cette exposition d’art contemporain. En poussant la porte de la galerie de sa fille, c’est le choix arbitraire et volontairement non-exhaustif d’un homme que vous allez découvrir. Rien de moins qu’un peu de son âme. Rien de moins qu’un peu de l’histoire de ces rencontres.

Sa démarche dans le choix d’œuvres exposées relève de la joie de donner du plaisir aux visiteurs. Mais pas uniquement. Avec cette exposition, il vous offre un message : sa manière d’approcher le monde de l’art. Georges Uhoda est bien sûr sensible aux gestes novateurs, il tient d’ailleurs l’artiste comme le prisme de son époque. Il l’apprécie révélateur, dénonciateur jusqu’à la provocation. Vous admirez dès lors des plasticiens aussi différents dans leur mode d’expression que Daniel Buren, Tony Oursler ou Thomas Ruff. Mais les uns comme les autres sont avant tout considérés par le collectionneur comme des personnes, des êtres humainement intéressants tant par la qualité de l’échange vécu lors de discussions passionnées et passionnantes, mais aussi par la justesse de leur démarche artistique.

Écouter votre hôte parler de ses voyages dans les musées et galeries du monde entier, c’est entendre la quête, toujours actuelle, de l’Émotion. Émotions artistiques, bien entendu, mais surtout celles qui naissent des mots échangés, des regards croisés, des partages réalisés. Dans des portraits toujours bienveillants, il convoque pour vous Le Caravage : son premier émoi en matière d’art. Il vous expliquera son émerveillement et son histoire d’amour avec l’Arte Povera tout entier.

Personnellement, c’est quand il s’enflamme pour les jeunes artistes défendus par sa fille, que je le préfère. Car il les connaît, ces jeunes artistes. Il les suit, les accompagne dans leur début plus que prometteurs, puisqu’il s’agit de John Franzen, Mark Melvin, Frédéric Platéus ou SPYK par exemple. Il en parle avec tendresse, respect et avec toute la reconnaissance nécessaire à leur talent respectif. Car la suite de l’aventure de la famille Uhoda avec l’art contemporain se trouve entre de bonnes mains et la liste de ses coups de cœur pourront continuer à s’allonger avec les mêmes critères de sélection : des échanges riches et sincères, comme se créent nos plus belles histoires d’amour et nos plus fiables amitiés.

Mais si le jour où vous viendrez, la magie d’une rencontre s’opère entre vous et le père de Yoko ; lorsque vous aurez admiré les Jannis Kounellis, Gilberto Zorio, Mario Merz et autre Djamel Tatah, que les yeux remplis des couleurs de Jonathan Meese, vous lui demandez :
« – Mais enfin Monsieur Uhoda, parmi tous ces créateurs, ces stars de l’art contemporain, lequel ou laquelle vous a particulièrement interpellé ? Lequel ou laquelle, considérez-vous être le ou la plus grande ? »

Il vous répondra certainement, comme il l’a fait pour moi avec ce je ne sais quoi de malicieux dans le regard :

«- Il n’y a qu’une seule vraie star internationale pour moi en Belgique, c’est Eddy Merckx. »

Gisèle Eyckmans

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