Visuel expo 3D

02 Jan 3D – D for Dutch

Du 11-12-2015 au 15-12-2015

VERNISSAGE: 11-12-2015

L’exposition 3D, c’est la rencontre de trois manières de concevoir l’art, de le créer et de le transmettre. L’exposition 3D, c’est trois artistes et leurs dimensions esthétiques respectives : d’abord l’univers conceptuel de John Franzen, tout entier régi par un questionnement d’ordre philosophique dont résulte un art instinctif basé sur l’intuition, ensuite Gery De Smet qui propose un art riche dont l’apparente variété compose un tout, un art contemporain dont les messages sous-jacents font appel à notre conscience collective, et enfin Adèle Renault auteur de toiles figuratives réalistes et sans détour. Venant d’horizons artistiques différents, ils partagent une langue, qu’elle soit maternelle ou d’adoption, et une culture flamandes… D pour Dutch. L’exposition 3D c’est trois artistes répartis sur trois niveaux. L’exposition 3D c’est la richesse de l’Art contemporain multipliée par trois.

JOHN FRANZEN
John Franzen est né en 1981 en Allemagne. Du fait de déménagements successifs, John a vécu une enfance nomade avec comme conséquence un manque de liens et d’attaches sociales. Lorsqu’il entreprend des études d’art à Maastricht, c’est un jeune artiste en devenir qui a  trouvé refuge dans la création, synonyme pour lui d’apaisement. Son art conceptuel est dans son essence même inspiré par une quête de vérité. Dans les séries Each line one breath et Drawing with blood, il trace une ligne à chaque respiration, chaque pièce possède ainsi son propre mouvement et est unique à l’instar du souffle de l’artiste. Cette ligne, dans sa matérialisation formelle, requiert l’acte de vie le plus fondamental qui soit : le souffle. La ligne diffuse toute l’énergie de l’expiration que l’artiste se charge de nous rendre visible. Le choix de cette ligne, dénuée de toute iconographie, permet de ne pas être détourné de son sens véritable. Dans la série Creation is destruction, c’est une autre idée qui est véhiculée, celle que seul l’anéantissement de toute forme d’identité nous ramène à l’essence des choses, à leur source. Pour atteindre cette vérité, la rigueur scientifique se mêle à la dimension créatrice. C’est pour cette raison que John Franzen se fie à son intuition et à son instinct qui ouvrent l’esprit à tout un champ de possibles. Si une certaine forme de spiritualité habite son art, il n’en est pas moins aux antipodes de la religion telle qu’on la connait. C’est-à-dire un dogme créé par et pour l’homme, donc originellement tronqué et loin de cette vérité que John transcende dans ses œuvres.

GERY DE SMET
Né en 1961, Gery De Smet est un artiste polyvalent et actif dans de nombreux domaines (peinture, graphisme, installation, performance, film, céramiques, etc.). Au sein de cette apparente diversité, une trame sous-jacente fait que chaque création se complète l’une l’autre en tant qu’œuvre d’art totale : la vision artistique de Gery étant guidée par une vocation intrinsèque à son travail, celle de faire passer un message.  Les thèmes récurrents sont l’idéologie, le territoire et le peuple, dont les superstitions et les identités multiples qui en découlent chargent de sens ses toiles et révèlent en même temps une fascination pour les rituels et les symboles. Dans la série If U loot I shoot, des peintures représentent des parties de route (souvent des no man’s land) ponctuées de slogans ou de messages à caractère politique dénonçant l’artificialité de paysages créés par l’homme où la nature est reléguée au second plan. Dans la série All circuits are closed, l’œil averti reconnaitra dans ce qui ressemble à des images satellites, les tracés de circuits célèbres de Formule 1 tels que Silverstone ou Francorchamps. On retrouve ici l’aliénation de la nature, intensifiée par l’atmosphère irréelle qui se dégage de ces tableaux. Le fait que l’homme ou la voiture soient totalement absents de ces circuits ajoute à la sensation de singularité qui en émane.

ADELE RENAULT
Adèle Renault est née en 1988 dans une famille de musiciens. Après des études aux Beaux-Arts à Bruxelles et un parcours créatif riche et varié (graphisme, peinture, dessin, graffiti, etc.), elle décide de se consacrer entièrement à l’art pictural. C’est en 2011 qu’elle expose pour la première fois à la galerie Unruly (Amsterdam) qu’elle fonde avec l’artiste Niels Shoe Meulman. Son art se distingue par un réalisme dont la sincérité n’a d’égale que sa pureté… Pureté intensifiée par une surexposition systématique dans ses portraits. Considérée comme une erreur en photographie, la surexposition est ici le fruit d’une volonté. Adèle concentre la lumière sur le visage, le reste étant baigné dans un blanc surexposé où l’absence de contours permet au regard de se perdre. La série de portraits Les clochards célestes, clin d’œil au roman éponyme de Jack Kerouac, montre des visages burinés de sans abris de San Francisco ou d’ailleurs. Outre de rares commandes, tel que le portrait du groupe de rap néerlandais De Jeugd van tegenwoordig, c’est un choix intentionnel d’immortaliser des individus en marge de la société. Adèle Renault peint d’après ses propres photographies et prend soin que ses modèles ne fixent jamais l’objectif afin d’éviter que notre regard croise les leurs. Les portraits issus de la série Les clochards célestes n’ont pas pour objectif de dénoncer une quelconque injustice sociale. Bien au-delà de ça, ils soulignent par leur matérialité et leur force d’évocation une élégance omniprésente et accessible à tous. On retrouve cette même philosophie dans la série de portraits d’ancêtres qu’Adèle Renault a rencontrés et photographiés au Burkina Faso.

 

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