Spyk

02 Avr Spyk – NEVER SLEEP

Du 02-04-2015 au 10-05-2015

Vernissage : jeudi 2 avril de 18 à 21h

Parcours de l’artiste
Tout a commencé pour Christophe-Gilbert Lequarre en 1990 avec un voyage à New-York. C’est en sillonnant les rues de « la grosse pomme » que le liégeois alors âgé de 18 ans découvre l’univers du graffiti. Une rencontre coup de poing qui s’est imposée à lui comme une révélation. Dès son retour en Belgique, le jeune homme adopte alors le pseudonyme de Spyk et descend dans la rue pour y apposer sa signature. Même s’il réalise quelques fresques collectives, la plupart du temps, il agit seul à la manière d’un électron libre.
En 1995, le collectionneur Georges Uhoda lui propose de réaliser des peintures sur toiles afin de les exposer en galerie. Dès cet instant, sa carrière d’artiste prend un tournant décisif. Spyk va progressivement développer son style jusqu’à l’imposer comme une marque de fabrique reconnaissable entre toutes. Après vingt-cinq ans de pratique, le rendu est plus précis et plus léché, mais l’artiste a surtout mis au point une technique tout à fait singulière. En effet, il reproduit sur toiles des photographies à l’identique à partir de projection de peinture à la bombe aérosol. La lumière -qu’elle soit naturelle ou artificielle- apparaît comme un élément central de son œuvre. En superposant de nombreuses couches de couleur vaporeuse, Spyk parvient à dompter la lumière à la manière des grands peintres.  Les nuances obtenues tendent à produire des atmosphères palpables proches de celles transmises dans les toiles du peintre américain Edward Hooper. Ces contrastes contribuent à renforcer le réalisme des scènes d’ambiance qui sont dépeintes. Le mimétisme est tel que l’on peut qualifier les œuvres de Spyk d’hyperréalistes.
Never Sleep
A travers l’exposition Never Sleep, Spyk fait référence à l’adrénaline qui parcourt le corps des graffeurs lorsqu’ils sortent de nuit pour taguer les murs et graver les vitrines de l’espace public. Au-delà du caractère clandestin de cette pratique dont il est issu, l’artiste rend  aussi  hommage à l’effervescence des grandes villes. Les éclairages des néons, les grandes avenues, les rames de métro ou encore les enseignes patinées… Tout dans l’univers urbain le fascine et l’inspire. Tout, à l’exception du corps humain. Ses œuvres sont intentionnellement dépourvues de personnages. Spyk s’intéresse en effet plutôt aux ressentis et aux sensations procurés par des décors et des environnements marqués par le passage de l’homme. Ses compositions originales peintes à la bombe aérosol se concentrent sur des scènes urbaines dans le but de reproduire des atmosphères hivernales, feutrées ou encore des ambiances nocturnes et artificielles. L’artiste privilégie les grands formats qui permettent une plus grande liberté de mouvements. Enfin, plusieurs toiles de l’exposition font référence à l’impulsion et à l’engouement qu’a suscité le graffiti par l’intermédiaire de son apparition dans et sur les métros new-yorkais.

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